Mis à jour en août 2026
Le métier de marchand de biens attire pour une raison simple : aucun diplôme n'est exigé, aucune carte professionnelle n'est demandée, et une opération bien menée peut dégager en douze mois ce qu'un investissement locatif met dix ans à accumuler. En face, la réalité est celle d'une entreprise commerciale à part entière. La fiscalité relève des bénéfices industriels et commerciaux ou de l'impôt sur les sociétés, les banques financent sur des durées courtes avec un apport élevé, et une erreur sur le prix d'achat suffit à transformer la marge attendue en perte sèche.
Ce guide couvre le statut juridique, la fiscalité applicable en 2026, les droits de mutation réduits, le financement, et surtout le point que la plupart des contenus survolent : comment calculer une marge qui tient debout avant de signer le compromis.
Qu'est-ce qu'un marchand de biens exactement ?
Un marchand de biens est un professionnel qui achète des biens immobiliers dans le but de les revendre, avec ou sans travaux, et qui tire son revenu de la marge réalisée entre l'achat et la revente. Le statut n'est pas défini par un texte spécifique mais par le 1° du I de l'article 35 du Code général des impôts, qui range dans les bénéfices industriels et commerciaux les profits réalisés par les personnes qui achètent des biens immeubles en vue de les revendre.
Deux critères déterminent la qualification. L'intention spéculative doit exister au moment de l'achat, et l'activité doit présenter un caractère habituel. Ni l'un ni l'autre n'est chiffré par la loi, ce qui laisse à l'administration fiscale une marge d'appréciation large. Dans les faits, deux ou trois opérations rapprochées suffisent souvent à caractériser l'habitude, surtout si le bien n'a jamais été occupé ni loué entre l'acquisition et la revente.
La confusion la plus fréquente porte sur l'agent immobilier. Ce dernier exerce une activité d'intermédiaire, encadrée par la loi Hoguet, qui impose une carte professionnelle, une garantie financière et une assurance de responsabilité civile professionnelle. Le marchand de biens, lui, achète pour son propre compte et devient propriétaire. Il n'est donc soumis ni à la carte professionnelle, ni à une condition de diplôme. Cette liberté d'accès explique la popularité du statut, et aussi le taux d'échec de ceux qui se lancent sans avoir modélisé une opération complète.
Le corollaire est moins réjouissant : un particulier qui enchaîne les reventes rapides s'expose à une requalification. Le régime des particuliers, avec ses abattements pour durée de détention détaillés dans notre guide sur la plus-value immobilière, disparaît alors au profit du régime commercial, généralement bien plus coûteux, avec rappel de TVA et pénalités à la clé. Pour une vue opérationnelle du métier et des retours d'expérience de terrain, le site spécialisé marchand-de-biens.immo documente les étapes concrètes du démarrage d'activité.
Quel statut juridique choisir pour exercer en marchand de biens ?
Aucun statut n'est imposé, mais tous ne se valent pas. L'activité étant commerciale par nature, la société civile immobilière est structurellement inadaptée : une SCI qui pratique l'achat revente habituel voit son objet civil contredit par les faits, bascule à l'impôt sur les sociétés et expose ses associés à une requalification. Le réflexe consistant à créer une SCI parce que c'est le véhicule immobilier le plus connu est une erreur classique de démarrage.
| Structure | Imposition des bénéfices | Ce qui la distingue | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Entreprise individuelle | BIC au barème de l'impôt sur le revenu | Création immédiate et gratuite, pas de capital, patrimoine personnel protégé depuis 2022 | Une première opération test, en complément d'une autre activité |
| EURL ou SARL | IS par défaut, option IR possible 5 ans | Gérant majoritaire au régime des travailleurs non salariés, charges sociales plus faibles | Activité régulière, seul ou en famille |
| SASU ou SAS | IS | Président assimilé salarié, statuts très souples, entrée d'investisseurs facilitée | Opérations à plusieurs, montée en volume, levée de fonds |
| SCI | IS après requalification | Objet civil incompatible avec l'achat revente habituel | À éviter pour cette activité |
Deux points pratiques reviennent systématiquement au moment de l'immatriculation. Le code APE à retenir est le 6810Z, activités des marchands de biens immobiliers, attribué par l'INSEE au vu de l'objet social déclaré. Et l'objet social doit mentionner explicitement l'achat en vue de la revente, faute de quoi certaines banques et certains notaires refusent d'appliquer le régime fiscal de faveur sur les droits de mutation.
Côté assurance, la responsabilité civile professionnelle est vivement recommandée. Elle devient indispensable dès que l'opération comporte des travaux touchant à la structure, au clos ou au couvert : le marchand de biens endosse alors la qualité de maître d'ouvrage et doit souscrire une assurance dommages ouvrage, dont l'absence engage sa responsabilité personnelle à la revente pendant dix ans.
Quelle fiscalité s'applique au marchand de biens en 2026 ?
La marge n'est jamais imposée comme une plus-value immobilière de particulier. Elle constitue un résultat d'exploitation, taxé soit à l'impôt sur les sociétés, soit au barème de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC, selon la structure retenue.
À l'impôt sur les sociétés, le taux réduit de 15 % s'applique sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les sociétés dont le chiffre d'affaires reste sous 10 millions d'euros et dont le capital est entièrement libéré. Au delà, le taux normal de 25 % s'applique. La distribution de dividendes déclenche ensuite le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, ce qui porte la ponction totale à environ 47 % sur la part distribuée. Une société qui réinvestit sa marge dans l'opération suivante échappe à ce second étage, ce qui explique pourquoi la plupart des marchands de biens en croissance ne se versent que peu de dividendes.
Au barème de l'impôt sur le revenu, la marge s'ajoute aux autres revenus du foyer et supporte en plus les cotisations sociales des travailleurs indépendants, de l'ordre de 40 % du résultat. Une opération isolée dégageant une marge modeste peut rester avantageuse à l'IR. Dès que la marge dépasse quelques dizaines de milliers d'euros, l'IS reprend l'avantage.
Quel régime de TVA pour une opération d'achat revente ?
C'est le sujet qui produit le plus de redressements, parce que trois régimes cohabitent selon la nature du bien et les conditions de son acquisition.
| Situation | Régime de TVA | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Immeuble achevé depuis plus de 5 ans, revendu en l'état | Exonération, avec option possible | Pas de TVA collectée, pas de TVA déductible sur les travaux |
| Bien acheté à un particulier puis revendu avec option, ou terrain à bâtir | TVA sur la marge, article 268 du CGI | TVA de 20 % assise sur la différence entre prix de revente et prix d'achat |
| Immeuble neuf ou rénovation lourde assimilée au neuf | TVA de 20 % sur le prix total | TVA déductible sur l'ensemble des travaux, souvent plus favorable qu'il n'y paraît |
La TVA sur la marge suppose une identité juridique et physique entre le bien acquis et le bien revendu. Une parcelle divisée avant revente, un immeuble découpé en lots, un local commercial transformé en logements : dans ces cas, l'administration écarte le régime de la marge et réclame la TVA sur le prix total. L'écart se chiffre facilement en dizaines de milliers d'euros sur une opération moyenne, et il se décide au moment de rédiger le compromis, pas au moment de la revente. Ce point justifie à lui seul de faire valider le montage par un expert comptable spécialisé avant de signer.
Quels frais de notaire paie un marchand de biens ?
C'est l'avantage le plus concret du statut, et le plus souvent mal chiffré. Un acheteur particulier acquitte aujourd'hui entre 7,5 et 8,5 % du prix dans l'ancien, la hausse des droits de mutation à titre onéreux ayant porté le DMTO à 6,32 % dans plus de quatre vingts départements. Le marchand de biens peut ramener cette ligne à environ 2 à 3 % du prix.
Le mécanisme repose sur l'article 1115 du Code général des impôts. En prenant l'engagement de revendre le bien dans un délai de cinq ans, l'acquéreur substitue aux droits d'enregistrement une taxe de publicité foncière réduite à 0,715 % du prix. L'engagement doit figurer dans l'acte authentique, ce qui suppose de l'avoir annoncé au notaire avant la signature. Une variante existe pour les opérations de construction, avec un engagement de construire dans les quatre ans qui ramène la taxation à un droit fixe de 125 euros.
Exemple chiffré sur un bien acheté 200 000 euros
| Poste | Acheteur particulier | Marchand de biens |
|---|---|---|
| Droits de mutation ou taxe de publicité foncière | environ 12 640 € | 1 430 € |
| Émoluments du notaire et débours | environ 3 100 € | environ 3 100 € |
| Total approximatif | environ 15 740 € | environ 4 530 € |
L'économie approche 11 000 euros sur cette seule opération, soit souvent l'équivalent de la moitié de la marge nette visée. Le revers est strict : si le bien n'est pas revendu dans les cinq ans, les droits normaux redeviennent exigibles, majorés d'un intérêt de retard. Le détail de chaque ligne de la facture figure dans notre guide complet sur les frais de notaire.
Comment calculer la marge réelle d'une opération d'achat revente ?
La règle empirique la plus utilisée dans le métier consiste à ne jamais laisser la somme du prix d'achat, des travaux et de l'ensemble des frais dépasser 70 % du prix de revente estimé. Cette marge de 30 % n'est pas un profit : elle absorbe la fiscalité, le coût du financement, les aléas de chantier et l'erreur d'estimation sur le prix de sortie. Ce qui reste après ces quatre postes constitue le vrai résultat.
Prenons une maison achetée 180 000 euros, rénovée puis revendue 280 000 euros.
| Poste | Montant | Commentaire |
|---|---|---|
| Prix d'achat | 180 000 € | Le seul poste réellement négociable |
| Frais d'acquisition réduits | 4 200 € | Engagement de revendre sous 5 ans |
| Travaux | 45 000 € | Prévoir 10 à 15 % d'aléa au delà des devis |
| Portage financier sur 12 mois | 7 500 € | Intérêts, assurance, taxe foncière, énergie, assurance PNO |
| Frais de commercialisation | 8 400 € | Honoraires d'agence à la revente, diagnostics |
| Coût de revient total | 245 100 € | 87,5 % du prix de revente, au dessus de la règle des 70 % |
| Marge brute | 34 900 € | Avant impôt sur les sociétés |
| Marge nette après IS à 15 % | environ 29 700 € | Soit 10,6 % du prix de revente |
Cette opération reste rentable, mais elle ne laisse aucune place à l'erreur. Une dérive de chantier de 15 %, un délai de commercialisation qui passe de trois à neuf mois, ou un prix de sortie surestimé de 10 000 euros suffisent à ramener la marge nette sous 15 000 euros. C'est précisément pour cela que le prix d'achat est le seul levier qui compte vraiment : les autres postes se subissent, celui là se négocie, et notre guide sur la négociation du prix d'un bien immobilier détaille les arguments qui font baisser un prix affiché.
Une mention particulière pour les opérations sans détention longue. L'achat et la revente signés à quelques jours d'intervalle, parfois appelés double closing, correspondent au second sens de la vente en cascade. Le portage financier tombe alors à presque rien, mais le montage exige un acquéreur final déjà identifié et sécurisé avant la signature du premier acte.
Comment financer une opération de marchand de biens ?
Le financement d'un marchand de biens n'a rien à voir avec un crédit immobilier classique. Les banques raisonnent en risque projet, pas en capacité d'emprunt du dirigeant. Elles réclament un apport de 20 à 30 % du coût total de l'opération, financent sur une durée courte de douze à vingt quatre mois, et privilégient le crédit in fine : seuls les intérêts sont payés pendant la durée, le capital étant remboursé d'un bloc au moment de la revente.
Trois éléments pèsent dans la décision. Le dossier de commercialisation d'abord, c'est à dire la démonstration chiffrée que le prix de revente visé correspond à des transactions réelles comparables. L'expérience ensuite, la première opération étant systématiquement la plus difficile à financer, ce qui pousse beaucoup de débutants à autofinancer une petite opération pour construire un historique. Les garanties enfin, avec une hypothèque de premier rang sur le bien et fréquemment une caution personnelle du dirigeant.
Le crédit bancaire n'est pas la seule voie. Le crowdfunding immobilier finance couramment la part de fonds propres manquante, à des taux compris entre 9 et 12 % l'an, ce qui reste supportable sur une opération courte à forte marge et devient destructeur dès que le calendrier dérape. Certains opérateurs travaillent aussi avec des investisseurs privés en compte courant d'associé. Dans tous les cas, le coût du portage doit être intégré au calcul de marge dès le départ, pas découvert au moment de la revente.
Comment repérer les biens réellement décotés avant les autres ?
C'est le vrai savoir faire du métier, et le point où la plupart des débutants perdent de l'argent. Un bien n'est pas une bonne affaire parce que son prix affiché est inférieur à celui des annonces voisines : les annonces reflètent les attentes des vendeurs, pas les prix auxquels le marché conclut réellement. Un quartier où tous les vendeurs surévaluent de 12 % produit un bien surévalué de 5 % qui a l'air d'une opportunité.
La seule référence fiable est la base DVF, pour Demandes de valeurs foncières, publiée par la Direction générale des finances publiques à partir des actes notariés. Elle recense les transactions réellement signées, avec l'adresse, la date, la surface et le prix. C'est la donnée qui permet de distinguer une décote réelle d'une décote apparente.
Kazaki exploite ces données DVF pour afficher, sur chaque bien, l'écart entre le prix demandé et les prix effectivement signés dans le même secteur et sur des biens comparables. Aucun portail d'annonces ne restitue cette information, parce qu'aucun n'a intérêt à montrer qu'un bien est affiché 15 % au dessus de son marché. Pour un marchand de biens, cette lecture change la nature du travail de sourcing : au lieu de comparer des annonces entre elles, on compare une annonce à des transactions. Notre analyse du marché immobilier de la Marne à partir des données DVF illustre concrètement l'écart entre prix affichés et prix signés sur un département entier.
Le Konseillé, l'assistant IA de Kazaki, applique ce raisonnement à un secteur et à un budget donnés : il identifie les biens dont le prix demandé s'écarte significativement des transactions comparables, et signale les zones où la tension du marché rend la revente rapide plausible. Analyser un secteur avec les données DVF. La méthode complète de sélection est détaillée dans notre guide comment trouver un bien immobilier rentable.
Faut-il vendre son bien à un marchand de biens ?
La question se pose dans l'autre sens pour un propriétaire vendeur, et elle mérite une réponse honnête. Un marchand de biens achète vite, sans condition suspensive de prêt dans la plupart des cas, sans visite multiple et sans exiger de remise en état. Pour une succession à liquider, un bien très dégradé, un logement classé F ou G difficile à vendre, ou une situation où le délai prime sur le prix, c'est une solution parfaitement rationnelle.
La contrepartie est le prix. Un marchand de biens doit dégager sa marge, absorber les travaux et couvrir son portage : son offre se situe couramment entre 20 et 30 % sous la valeur de marché du bien rénové. Ce n'est pas une tentative d'abus, c'est la conséquence arithmétique de son modèle économique. Le problème apparaît quand le vendeur n'a aucun point de comparaison et accepte une décote de 35 % en croyant en concéder 15.
La parade tient en une phrase : connaître la valeur réelle de son bien avant d'entendre la première offre. Là encore, ce sont les transactions signées qui font foi, pas les estimations en ligne calées sur des prix d'annonces. Notre guide sur l'estimation immobilière au juste prix détaille la méthode, et le guide complet de la vente compare les canaux de vente disponibles. Si la décote proposée dépasse nettement 25 %, il vaut la peine de tester d'abord une mise en vente classique pendant deux ou trois mois : l'offre du marchand de biens reste généralement disponible ensuite. Estimer son bien à partir des prix réellement signés.
Questions fréquentes sur le statut de marchand de biens
▶Faut-il un diplôme ou une carte professionnelle pour devenir marchand de biens ?
Non. Contrairement à l'agent immobilier, soumis à la loi Hoguet et à l'obtention d'une carte professionnelle, le marchand de biens achète pour son propre compte et n'exerce aucune activité d'intermédiaire. Aucun diplôme, aucune formation obligatoire et aucune garantie financière ne sont exigés pour créer la structure et démarrer. Cette absence de barrière à l'entrée ne dit évidemment rien de la difficulté réelle du métier, qui repose sur la maîtrise de l'estimation, du chiffrage de travaux et du financement court terme.
▶Combien gagne un marchand de biens ?
Il n'existe pas de salaire au sens classique : la rémunération correspond à la marge dégagée par les opérations, après impôt. Sur une opération de rénovation courante de 150 000 à 300 000 euros de prix d'achat, une marge nette de 10 à 20 % du prix de revente constitue un objectif réaliste, soit 20 000 à 50 000 euros par opération. Le revenu annuel dépend donc du nombre d'opérations menées en parallèle et de la capacité de financement, pas d'un taux horaire. Les premières années servent le plus souvent à constituer les fonds propres plutôt qu'à se verser un revenu.
▶Peut-on exercer en marchand de biens via une SCI ?
C'est fortement déconseillé. La SCI a un objet civil, incompatible avec l'achat en vue de la revente pratiqué de manière habituelle. Une SCI qui se livre à cette activité bascule à l'impôt sur les sociétés et s'expose à une requalification en société commerciale de fait, avec les conséquences fiscales et la remise en cause de la responsabilité limitée des associés qui l'accompagnent. Pour une activité d'achat revente, la SASU, la SAS ou l'EURL sont les véhicules adaptés.
▶Quel est le code APE d'un marchand de biens ?
Le code 6810Z, intitulé activités des marchands de biens immobiliers. Il est attribué par l'INSEE au moment de l'immatriculation, au vu de l'objet social déclaré. Ce code n'a pas de valeur juridique en lui même mais conditionne en pratique certaines démarches, notamment auprès des assureurs et des établissements bancaires qui filtrent les dossiers par activité.
▶Que se passe-t-il si le bien n'est pas revendu dans les cinq ans ?
L'engagement de revendre pris au titre de l'article 1115 du CGI devient caduc. Les droits de mutation de droit commun redeviennent exigibles rétroactivement, soit environ 5,8 % supplémentaires du prix d'achat, assortis d'un intérêt de retard. Sur un bien acquis 200 000 euros, la facture dépasse 11 000 euros. Une prorogation reste possible dans certaines situations, mais elle se demande avant l'expiration du délai, pas après.
▶Un particulier peut-il être requalifié en marchand de biens ?
Oui, et c'est un risque réel pour ceux qui enchaînent les opérations. L'administration s'appuie sur un faisceau d'indices : le nombre et la fréquence des reventes, la brièveté des détentions, l'absence d'occupation ou de location entre l'achat et la vente, le recours à des financements courts, la nature des travaux réalisés. La requalification fait basculer les gains du régime des plus-values des particuliers vers celui des BIC, avec rappel de TVA, cotisations sociales et pénalités sur les années non prescrites.
▶La TVA sur la marge s'applique-t-elle automatiquement ?
Non. Elle suppose que l'acquisition n'a pas ouvert droit à déduction, typiquement un achat auprès d'un particulier, et qu'il existe une identité juridique et physique entre le bien acheté et le bien revendu. Une division parcellaire, un découpage en lots ou un changement de destination écartent ce régime et déclenchent la TVA sur le prix total. Le choix se verrouille au moment du compromis d'achat : c'est à ce stade qu'il faut faire valider le montage.
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