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Diagnostics obligatoires pour vendre : la liste 2026

Diagnostics obligatoires pour vendre : la liste 2026

Mis à jour en août 2026

Le dossier de diagnostic technique est la seule dépense obligatoire du vendeur avant même d'avoir un acheteur. Entre 250 et 800 euros sortis de sa poche, pour un dossier qui sera ensuite lu ligne par ligne par la personne qui va négocier son prix. C'est ce qui explique le réflexe le plus coûteux du marché : commander le pack au dernier moment, dans l'urgence du compromis, sans avoir regardé ce qu'il contient. Un vendeur qui découvre son étiquette énergétique en même temps que l'acheteur a déjà perdu la main sur la discussion.

Voici ce qu'il faut fournir en 2026, ce que ça coûte réellement, à quel moment le commander, et les trois nouveautés réglementaires de cette année que beaucoup de vendeurs ignorent encore.

Quels diagnostics sont obligatoires pour vendre un bien en 2026 ?

Il n'existe pas de liste unique. La composition du dossier de diagnostic technique, le DDT, dépend de trois paramètres : l'année de construction du bien, l'ancienneté de ses installations, et la commune où il se situe. Un appartement livré en 2015 n'appelle que trois documents. Une maison de 1935 en zone termites peut en réclamer neuf.

Le déclencheur, ce n'est jamais l'envie du vendeur ni l'exigence de l'agence, c'est un critère objectif que vous pouvez vérifier vous-même avant d'appeler un professionnel.

DiagnosticDéclencheurPrix indicatif 2026
DPETout logement mis en vente100 à 250 €
AmiantePermis de construire délivré avant le 1er juillet 199780 à 180 €
Plomb (CREP)Construction antérieure au 1er janvier 1949100 à 250 €
ÉlectricitéInstallation intérieure de plus de 15 ans90 à 170 €
GazInstallation intérieure de plus de 15 ans90 à 170 €
État des risques (ERP)Commune couverte par un plan de prévention, zone sismique ou radonGratuit
TermitesCommune visée par un arrêté préfectoral80 à 150 €
Assainissement non collectifMaison non raccordée au tout-à-l'égout100 à 150 € (contrôle SPANC)
Loi CarrezVente d'un lot en copropriété70 à 130 €
Audit énergétiqueMaison individuelle ou immeuble en monopropriété classé E, F ou G800 à 1 500 €
BruitBien situé dans un plan d'exposition au bruit d'aérodromeGratuit

Deux documents de cette liste ne passent pas par un diagnostiqueur. L'état des risques se génère gratuitement en quelques minutes sur le portail public errial.georisques.gouv.fr, à partir de la seule adresse du bien, et il intègre désormais l'information sur l'obligation légale de débroussaillement pour les terrains concernés. Le contrôle d'assainissement non collectif relève du service public d'assainissement de votre commune, pas d'un opérateur privé, et son délai d'obtention se compte en semaines. C'est le document qui retarde le plus souvent la mise en vente d'une maison isolée.

Tous les autres exigent un opérateur certifié par un organisme accrédité. Un rapport produit par un professionnel non certifié n'a aucune valeur juridique et sera traité comme inexistant par le notaire.


Combien coûte le dossier de diagnostics pour un vendeur ?

Les tarifs ne sont plus réglementés depuis 2010, ce qui explique des écarts de 1 à 2 sur un même bien. Les relevés de prix effectués au printemps 2026 sur l'ensemble des départements métropolitains situent le pack de vente autour de 358 euros pour un appartement T3 d'environ 65 m² et 403 euros pour une maison de 115 m². Les fourchettes réelles vont de 250 à 450 euros pour un appartement, et de 300 à 700 euros pour une maison ancienne nécessitant plomb et termites.

À cela s'ajoute l'audit énergétique lorsqu'il est dû, entre 800 et 1 500 euros, ce qui fait plus que doubler la facture. C'est le poste qui surprend le plus les propriétaires de maisons classées E, une extension entrée en vigueur au 1er janvier 2025 et largement passée inaperçue.

Trois leviers réduisent réellement la note. Le regroupement chez un seul opérateur fait économiser 20 à 35 %, parce que la visite et le déplacement sont mutualisés sur une seule intervention. La mise en concurrence sur trois devis fait apparaître des écarts de 200 à 300 euros sur un dossier de maison. Et la vérification préalable de ce qui est réellement dû évite de payer un diagnostic gaz sur une chaudière de huit ans ou un CREP sur un pavillon de 1978.

Ces frais restent intégralement à la charge du vendeur. Ils ne sont ni transférables à l'acquéreur ni récupérables. En revanche, ils entrent dans le calcul du prix de revient de la vente au même titre que les honoraires d'agence, et le sujet du mandat mérite d'être traité en parallèle : notre guide sur le mandat de vente simple, exclusif ou semi-exclusif détaille ce que chaque formule engage.


À quel moment faut-il commander les diagnostics dans une vente ?

La règle communément répétée est que le DDT doit être annexé au compromis. Elle est juste sur le plan juridique et catastrophique sur le plan commercial, parce qu'elle pousse à commander le pack après avoir trouvé un acheteur.

Deux documents sont dus bien avant. Le DPE conditionne la publication de l'annonce : l'étiquette énergie et l'étiquette climat doivent y figurer, et leur absence est passible d'une amende administrative pouvant atteindre 3 000 euros pour un particulier. L'audit énergétique, lorsqu'il est obligatoire, doit être remis dès la première visite, pas au compromis.

Le bon séquençage tient en trois temps. Le DPE et l'audit se commandent avant même la mise en ligne, idéalement quatre à six semaines avant, parce que leur résultat peut changer votre stratégie de prix ou justifier deux ou trois travaux ciblés. L'amiante, le plomb, l'électricité, le gaz et le mesurage Carrez suivent dans la foulée, sur la même visite, puisque leur validité longue les met à l'abri de toute péremption. L'état des risques et l'état termites se gardent pour la fin, une fois l'offre acceptée, parce que leur validité de six mois s'apprécie au jour de la signature de l'acte authentique et non du compromis. Un ERP établi trop tôt expirera pendant l'instruction du prêt de l'acheteur et devra être refait à vos frais.

Le détail des durées applicables à chaque document figure dans notre tableau de validité des diagnostics immobiliers, qui recense aussi les exceptions liées à l'amiante et au plomb.


Que risque un vendeur si un diagnostic manque ou est périmé ?

La sanction n'est presque jamais une amende. Elle est contractuelle, et c'est bien pire.

Un acte de vente comporte systématiquement une clause d'exonération de la garantie des vices cachés, qui protège le vendeur particulier contre les défauts qu'il ignorait. Cette clause tombe, pour le point concerné, dès qu'un diagnostic obligatoire est absent ou périmé. Concrètement, un vendeur qui n'a pas fourni d'état de l'installation électrique reste responsable des désordres électriques découverts après la vente, sans limite de protection contractuelle, et l'acheteur dispose de deux ans à compter de la découverte pour agir. Le sujet est développé du point de vue de l'acquéreur dans notre article sur le vice caché immobilier.

L'ERP obéit à un régime encore plus strict : son absence ou sa péremption ouvre directement droit, devant le juge, à la résolution de la vente ou à une diminution du prix. Le DPE, lui, est opposable depuis juillet 2021 : un acheteur qui constate un écart significatif entre l'étiquette annoncée et la réalité peut engager la responsabilité du vendeur et celle du diagnostiqueur.

Le mesurage Carrez a sa propre mécanique, et c'est la plus fréquente en copropriété. Une surface réelle inférieure de plus de 5 % à la surface annoncée ouvre droit à une réduction du prix proportionnelle à l'écart, pendant un an après l'acte. Sur un appartement à 250 000 euros affiché à 70 m² mais mesuré à 65 m², cela représente près de 18 000 euros à restituer. La distinction entre les différentes surfaces est expliquée dans notre article sur les différences entre loi Carrez et surface habitable.

Ces obligations pèsent sur le vendeur, pas sur l'agence. Vendre sans intermédiaire ne les réduit en rien, comme le rappelle notre guide pour vendre sans agence.


Qu'est-ce qui change en 2026 pour un vendeur ?

Trois évolutions modifient la préparation d'un dossier de vente cette année, et deux d'entre elles peuvent jouer en votre faveur.

La nouvelle étiquette DPE. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, en alignement sur la valeur européenne. La consommation affichée pour un logement chauffé à l'électricité baisse d'environ 17 % sans que rien ne change dans le bien. Un DPE réalisé après juillet 2021 et encore valide reste opposable avec son ancienne étiquette, plus sévère. L'ADEME met à disposition, gratuitement et sans nouvelle visite de diagnostiqueur, une attestation officielle portant l'étiquette recalculée, à télécharger depuis l'Observatoire du DPE à partir du numéro à treize caractères du rapport. Elle ne remplace pas le DPE, elle l'accompagne, et le couple des deux documents suffit pour la vente. Aucun logement ne peut perdre de classe avec cette méthode, donc la démarche est sans risque. Pour un bien tout électrique proche d'un seuil, elle peut faire gagner une lettre entière avant la mise en ligne de l'annonce, et sortir le bien de la catégorie des passoires thermiques.

Le DPE collectif en copropriété. Depuis le 1er janvier 2026, l'obligation s'étend à toutes les copropriétés de 50 lots ou moins dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Ce document ne se commande pas par le vendeur mais par le syndic, et il vient s'ajouter aux pièces à réunir pour la vente d'un lot, aux côtés des procès-verbaux d'assemblée et du carnet d'entretien. Si votre immeuble n'est pas encore en conformité, demandez au syndic un justificatif de la démarche engagée avant de signer un compromis. La question de ce que le syndic doit fournir et dans quel délai est traitée dans notre article sur le syndic de copropriété.

Le diagnostic structurel. Issu du dispositif ouvert aux communes depuis 2025, il ne s'applique pas partout : seules les municipalités qui délimitent des secteurs d'habitat ancien dégradé peuvent l'imposer aux immeubles collectifs concernés. La vérification se fait en mairie, et elle vaut la peine dès lors que le bien est situé dans un centre ancien.


Comment choisir un diagnostiqueur sans se tromper ?

La certification est la seule condition de validité du rapport. Elle se vérifie sur l'annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés tenu par le ministère chargé du logement, où chaque professionnel apparaît avec ses domaines de compétence et la date d'échéance de sa certification. Un opérateur certifié amiante ne l'est pas nécessairement pour le plomb.

Le deuxième filtre est le temps passé sur place. Un DPE sérieux réalisé selon la méthode actuelle demande entre une heure trente et trois heures, parce qu'il impose de relever l'épaisseur des murs, le type d'isolation, le système de chauffage, la ventilation et la production d'eau chaude. Un tarif de 80 euros annoncé pour une maison de 150 m² signale une visite expédiée, et un rapport bâclé se conteste. Depuis le renforcement des contrôles de l'ADEME, un DPE erroné peut être refait aux frais du diagnostiqueur, mais votre vente aura entre-temps pris deux mois de retard.

Le troisième point tient à la préparation de la visite. Rassemblez avant sa venue les factures de travaux d'isolation, les attestations d'entretien de chaudière, le titre de propriété et les plans. Un logement isolé dont l'isolation n'est pas justifiée par un document sera évalué selon des valeurs par défaut, systématiquement pessimistes. C'est le levier gratuit le plus efficace pour ne pas se retrouver avec une étiquette inférieure à la réalité du bien.


Les diagnostics font-ils vraiment bouger le prix de vente ?

Oui, et de façon mesurable, mais pas de la manière dont la plupart des vendeurs l'anticipent.

Un rapport électricité ou gaz listant des anomalies se transforme immédiatement en argument chiffré chez l'acheteur. Une absence de liaison équipotentielle en salle de bains ou un tableau sans dispositif différentiel 30 mA se corrigent pour quelques centaines d'euros, mais servent à réclamer plusieurs milliers si le vendeur n'a pas de devis à opposer. Faire chiffrer les anomalies avant la mise en vente, plutôt que les découvrir en négociation, change complètement le rapport de force. La logique côté acquéreur est décrite dans notre article sur la négociation du prix d'un bien immobilier.

L'étiquette énergétique, elle, a un effet direct sur le prix signé. Les données DVF exploitées par Kazaki, qui recensent l'intégralité des transactions enregistrées en France depuis 2014 avec le prix réellement payé, la surface et l'adresse, permettent de mesurer cet écart quartier par quartier plutôt que de s'en remettre à une moyenne nationale. Sur le marché rémois, un appartement ancien classé D ou mieux se négocie en moyenne 8 à 12 % au-dessus d'un bien comparable classé F ou G. C'est précisément ce que compare l'estimation Kazaki : les prix réellement signés pour des biens équivalents, et non les prix affichés dans les annonces, qui intègrent en moyenne 5 à 8 % de marge de négociation.

Cette différence entre prix affiché et prix signé est la raison pour laquelle un dossier de diagnostics propre se traduit rarement par un prix plus élevé, mais presque toujours par un délai de vente plus court et une négociation plus courte. Notre guide sur l'estimation immobilière détaille la méthode complète, et l'ensemble du parcours vendeur est couvert dans le guide pour vendre son bien immobilier.

Vous pouvez obtenir une fourchette de prix fondée sur les transactions réelles de votre secteur, gratuitement et sans engagement, sur kazaki.fr/estimation.

Le Konseillé de Kazaki est un conseiller IA gratuit qui qualifie un projet immobilier en conversation. Décrivez-lui votre bien, son année de construction et sa commune : il indique quels diagnostics vous devrez fournir, lesquels ne s'appliquent pas à votre situation, dans quel ordre les commander compte tenu de votre calendrier de vente, et si votre étiquette DPE est susceptible d'être améliorée par l'attestation ADEME 2026.

Préparer son dossier de vente avec le Konseillé →


Questions fréquentes sur les diagnostics à la vente

Qui paie les diagnostics immobiliers lors d'une vente ?

Le vendeur, sans exception. Ces frais ne peuvent être ni transférés à l'acquéreur ni intégrés aux frais de notaire. Comptez 250 à 450 euros pour un appartement et 300 à 700 euros pour une maison ancienne, auxquels s'ajoutent 800 à 1 500 euros si un audit énergétique est requis. Pour un bien détenu en location, ces frais sont déductibles des revenus fonciers au régime réel.

Peut-on vendre sans avoir tous les diagnostics ?

Non. Le notaire vérifie la présence du dossier complet avant la signature de l'acte authentique et refusera de signer un dossier incomplet. En pratique, l'absence d'un document se découvre au moment du compromis et décale la signature de deux à quatre semaines, le temps de faire intervenir un diagnostiqueur.

Les diagnostics sont-ils obligatoires pour une vente entre particuliers ?

Oui, à l'identique. L'obligation pèse sur le vendeur et non sur l'intermédiaire. Vendre de particulier à particulier ne dispense d'aucun document et n'atténue en rien la responsabilité en cas de diagnostic manquant.

Faut-il refaire les diagnostics si la vente échoue ?

Seulement ceux dont la validité a expiré. Après quelques mois, le DPE, l'amiante, le plomb, l'électricité et le gaz restent valables, mais l'état des risques et l'état termites doivent être renouvelés. C'est aussi le bon moment, pour un bien chauffé à l'électricité, de récupérer l'attestation ADEME portant l'étiquette recalculée.

L'audit énergétique est-il obligatoire pour un appartement ?

Non. L'audit réglementaire ne concerne que les maisons individuelles et les immeubles entiers en monopropriété classés E, F ou G. Un lot en copropriété en est dispensé quelle que soit son étiquette, seul le DPE individuel étant requis à la vente.

Combien de temps faut-il pour obtenir tous les diagnostics ?

Comptez une semaine entre la prise de rendez-vous et la remise des rapports pour les diagnostics classiques, qui se réalisent sur une seule visite de deux à trois heures. L'audit énergétique demande deux à trois semaines de plus. Le contrôle d'assainissement non collectif, réalisé par le service communal, peut prendre plusieurs semaines et doit donc être demandé en premier.

Un diagnostic défavorable oblige-t-il à faire des travaux avant de vendre ?

Non. Aucun diagnostic n'impose de travaux préalables à la vente d'un logement, y compris une installation électrique présentant des anomalies ou une étiquette G. Le vendeur a une obligation d'information, pas de mise en conformité. En revanche, l'acheteur intégrera le coût des travaux dans son offre, ce qui rend utile d'obtenir des devis chiffrés avant la mise en vente.


À lire pour aller plus loin


Ce qu'il faut retenir

La liste des diagnostics obligatoires ne se décide pas, elle se déduit de trois données objectives : l'année de construction, l'âge des installations et la commune. Vérifiez ces trois points avant de demander un devis, vous saurez immédiatement si vous êtes sur un dossier à 300 euros ou à 1 200.

Le calendrier compte autant que la liste. Le DPE et l'audit énergétique se commandent avant la mise en ligne de l'annonce, parce qu'ils conditionnent le prix. L'état des risques et l'état termites se gardent pour la fin, parce que leur validité de six mois s'apprécie au jour de l'acte.

Et en 2026, un réflexe gratuit avant toute mise en vente d'un bien chauffé à l'électricité : télécharger l'attestation ADEME portant l'étiquette recalculée. Quelques minutes, aucun frais, et parfois une classe énergétique gagnée sur un bien inchangé.

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